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Publiรฉ le 13 Apr 2026 ร  09:22

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La conférence du Professeur Brice SINSIN, intitulée « ๐—–๐—ผ๐—ป๐˜€๐—ฒ๐—ฟ๐˜ƒ๐—ฒ๐—ฟ ๐—น๐—ฒ๐˜€ ๐—ฒฬ๐—ฐ๐—ผ๐˜€๐˜†๐˜€๐˜๐—ฒฬ€๐—บ๐—ฒ๐˜€ ๐—ฒ๐˜ ๐—ฏ๐—ฒฬ๐—ป๐—ฒฬ๐—ณ๐—ถ๐—ฐ๐—ถ๐—ฒ๐—ฟ ๐—ฑ๐—ฒ ๐—น๐—ฒ๐˜‚๐—ฟ๐˜€ ๐˜€๐—ฒ๐—ฟ๐˜ƒ๐—ถ๐—ฐ๐—ฒ๐˜€ ๐—ฑ๐—ฒ ๐—ฟ๐—ฒฬ๐—ด๐˜‚๐—น๐—ฎ๐˜๐—ถ๐—ผ๐—ป ๐—ฝ๐—ผ๐˜‚๐—ฟ ๐—น๐—ฒ ๐—ฏ๐—ถ๐—ฒ๐—ป-๐—ฒฬ‚๐˜๐—ฟ๐—ฒ ๐—ฒ๐˜ ๐—น๐—ฎ ๐˜€๐—ฎ๐—ป๐˜๐—ฒฬ ๐—ต๐˜‚๐—บ๐—ฎ๐—ถ๐—ป๐—ฒ », met en évidence le lien structurel entre l’intégrité écologique des écosystèmes, le maintien de la biodiversité et la santé humaine. L’exposé s’organise autour de quatre axes majeurs : (i) le concept d’écosystème fonctionnel, (ii) les attributs de l’intégrité écologique, (iii) la dégradation des écosystèmes et la vulnérabilité humaine, ainsi que (iv) le rôle de la science dans la compréhension et la préservation du vivant. Dès l’entrée en matière, l’auteur rappelle qu’un écosystème stable constitue une condition essentielle du bien-être humain, au même titre que la sécurité, l’alimentation, l’éducation ou l’équité sociale. Il insiste également sur l’interdépendance entre la santé de l’homme, celle des animaux et celle des écosystèmes, soulignant ainsi que la dégradation des milieux naturels compromet directement les bases du développement durable.

L’un des apports majeurs de la conférence réside dans la démonstration du rôle sanitaire de la biodiversité. En s’appuyant sur plusieurs résultats scientifiques, le conférencier montre que la simplification des écosystèmes, la destruction des habitats et l’intensification des interfaces entre l’homme et la faune favorisent l’émergence et la transmission des maladies infectieuses, notamment les zoonoses. À l’inverse, les écosystèmes riches en biodiversité assurent un effet de régulation, parfois qualifié d’« effet de dilution », en réduisant les risques de circulation de certains agents pathogènes. Les exemples choisis (virus du Nil, schistosomose, Ebola, COVID-19, paludisme, dengue ou encore Zika) illustrent clairement que les perturbations anthropiques des milieux naturels détruisent des barrières écologiques essentielles et accroissent, par conséquent, la vulnérabilité sanitaire des populations humaines.

La conférence précise ensuite que l’écosystème doit être compris moins comme une simple unité spatiale que comme un système vivant défini par son fonctionnement. Ce fonctionnement repose sur l’équilibre entre les composantes biotiques et abiotiques, sur la stabilité des chaînes trophiques, sur les flux d’énergie et de matière, ainsi que sur l’ensemble des interactions écologiques entre espèces. Dans cette perspective, l’intégrité écologique désigne l’état d’un écosystème dont les composantes demeurent en équilibre dynamique. La conservation ne peut donc se limiter à une logique de protection ponctuelle d’espèces isolées ; elle doit viser le maintien des processus écologiques, des relations trophiques, de la diversité fonctionnelle et des capacités de régulation naturelles. Cette approche justifie, selon l’auteur, la mise en place de réseaux d’aires protégées capables de préserver des échantillons représentatifs d’écosystèmes fonctionnels.

Un autre enseignement important de l’exposé concerne les services écosystémiques rendus par la biodiversité. Le Professeur SINSIN rappelle que les écosystèmes fournissent des services de soutien, d’approvisionnement, de régulation et des services culturels. Ils contribuent ainsi à la formation des sols, au recyclage des nutriments, à la production primaire, à l’alimentation humaine et animale, à l’approvisionnement en eau douce, à la fourniture de bois, de fibres et de plantes médicinales, mais aussi à la régulation du climat, de l’eau, des inondations et des maladies. À cela s’ajoutent des dimensions esthétiques, éducatives, spirituelles et récréatives qui participent également à la qualité de vie. L’idée fondamentale défendue ici est que le bien-être humain ne repose pas uniquement sur l’exploitation des ressources naturelles, mais sur le maintien durable des fonctions écologiques qui rendent ces services possibles.

La conférence met par ailleurs en garde contre les multiples formes de dégradation des écosystèmes, notamment la déforestation, la fragmentation des habitats, la surexploitation des ressources biologiques, le braconnage, les invasions biologiques, le commerce international d’espèces, la pollution des eaux et certaines pratiques agricoles destructrices. Ces dynamiques, renforcées par la croissance démographique et l’intensification des pressions humaines sur les ressources naturelles, provoquent des déséquilibres écologiques profonds. Le cas de la pollution chimique des eaux montre par exemple comment les contaminants peuvent se concentrer tout au long de la chaîne alimentaire, avec des effets graves sur la faune et, par extension, sur les écosystèmes et la santé humaine. L’exposé insiste ainsi sur le fait que la vulnérabilité humaine n’est pas seulement sociale ou économique ; elle est aussi écologique, car elle résulte de l’altération progressive des mécanismes naturels de régulation.

Enfin, le conférencier souligne que la science constitue un levier indispensable pour « bannir l’ignorance » et orienter efficacement les actions de conservation. Les deux études de cas présentées à savoir celle de la chenille de Cirina au Burkina Faso et celle de l’échec des projets de reboisement dans les brousses tigrées du Niger montrent que l’absence de compréhension du fonctionnement des systèmes écologiques peut conduire à des pratiques contre-productives, voire destructrices.

En conclusion, la conférence affirme avec force que la santé humaine repose fondamentalement sur celle de la biodiversité et sur l’intégrité écologique des écosystèmes. Dès lors, protéger les écosystèmes ne relève pas uniquement d’un impératif environnemental, mais d’une exigence scientifique, sanitaire, économique et sociale.

A la fin de la conférence, le Professeur SINSIN et d'autres invités ont visité les laboratoires de l'Unité de Recherche sur les Maladies Transmissibles - URMAT.

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